Des pratiques raisonnées et responsables

Depuis sa création, le massif des Landes de Gascogne est intimement lié aux évolutions de la société et à ses spécificités locales. La filière a perduré et prospéré grâce à la volonté de l’ensemble des acteurs d’adopter des pratiques en phase avec leur temps. A titre d’exemple, le label PEFC certifie la gestion durable de 90 % des bois récoltés sur le massif.

LA COUPE RASE : UNE PRATIQUE ADAPTÉE À L’ÉCOSYSTÈME

On distingue deux catégories de coupes indissociables. Les coupes d’éclaircie sont réalisées au fur et à mesure de la croissance des arbres pour limiter leur concurrence. Les coupes de récolte finales (ou coupes « rases ») sont effectuées lors de la phase de régénération. Les coupes rases créent des zones d’éclaircies et permettent à la lumière de parvenir jusqu’au sol. C’est une étape essentielle au cycle forestier du pin maritime qui a besoin de lumière pour se développer. La coupe « rase » est une technique ancestrale utilisée par les sylviculteurs et gestionnaires forestiers lorsque les arbres sont matures, soit tous les 35 à 50 ans.

DES COUPES SYSTÉMATIQUEMENT REPLANTÉES QUI PARTICIPENT À LA BIODIVERSITÉ ET AU PAYSAGE DES LANDES DE GASCOGNE

Dans le massif des Landes de Gascogne, les coupes rases sont systématiquement suivies d’une replantation dans les 5 ans. Chaque année, c’est l’équivalent de 2 % de la forêt du massif des Landes de Gascogne qui sont ainsi coupés et replantés. Ce cycle présente un intérêt écologique en créant une diversité de milieux pour la flore et la faune : des lisières, des zones peuplées d’âges différents qui constituent un paysage en mosaïque favorisant la sauvegarde et l’expansion de certaines espèces, mais aussi d’autres milieux interstitiels, des milieux terrestres, humides, ouverts, fermés, qui abritent des insectes. C’est cette variété de milieux successifs qui définit l’identité du paysage du massif des Landes de Gascogne. Lors des coupes, les lisières feuillues et les arbres en sous-étage sont conservés lorsqu’ils sont présents, ce qui participe de la gestion durable des paysages et de la biodiversité.

UN ENRICHISSEMENT PONCTUEL DES SOLS

Tous les 30 à 50 ans, lors de la plantation, un apport en matière minérale (phosphate) est réalisé. Contrairement à l’azote qui peut être lessivé et conduit à la pollution des nappes phréatiques, le phosphore reste fixé dans le sol et peut être utilisé pendant plusieurs années par les arbres sans nuire à la qualité de l’eau.

UNE GESTION PRIVILÉGIANT DES SOLUTIONS NATURELLES

De manière générale en sylviculture et plus particulièrement sur le massif des Landes de Gascogne, l’usage d’intrants est extrêmement ponctuel et limité. Il est encadré par le label PEFC qui certifie la grande majorité des volumes issus du massif depuis 2001. Les techniques de biocontrôle, mécanismes naturels de lutte, sont privilégiées contre les ravageurs et parasites des arbres.

Sources

Étude sur la biodiversité observée des Landes de Gascogne – 2019